Préface de Pierre LAROUSSE (suite)
La grammaire comparée, une des plus belles conquêtes de la science du langage, a été traitée avec tous les développements qu'elle mérite. Comme pour la partie étymologique, nous avons exclusivement employé la méthode scientifique, telle qu'elle est aujourd'hui constituée et appliquée en Allemagne et en Angleterre. Là encore, nous sommes sorti de l'ornière classique et nous avons singulièrement agrandi le champ de notre sujet. Le rôle des particules, des prépositions, des conjonctions, les lois phonétiques auxquelles obéissent les langues, le mécanisme physique et intellectuel de la pensée, tout a été scrupuleusement étudié et exposé d'après les données les plus récentes.
Enfin, comme corollaire du système que nous avons suivi à l'égard de l'ensemble des connaissances constituant la science du langage, nous avons cru devoir, pour être complet, donner une place convenable aux principaux monuments des littératures orientales, si peu ou si mal appréciées encore en France. Ces monuments sont la base même des investigations de la science du langage, et en dehors de leur valeur purement littéraire, que nous avons également mise en valeur, ils possèdent aux yeux du linguiste, un prix inestimable. Les grandes épopées, les traditions religieuses et philosophiques, les travaux scientifiques et historiques de l'Inde, de la Perse, des races indo-européennes ou aryennes, de l'Egypte, du Japon, de la Chine, de l'Arabie, et même des peuples secondaires ou presque inconnus, Turcs, Tartares, Mexicains, Finnois, nations de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Océanie, ont été, lorsqu'ils en étaient dignes, mentionnés à leur ordre alphabétique et analysés en raison de leur importance.
Une des parties les plus importantes traitées dans le Grand Dictionnaire, c'est l'histoire. Nous l'avons traitée avec l'impartialité la plus complète, en dehors de toute opinion préconçue, nous affranchissant, autant qu'il a été en notre pouvoir, de cet esprit systématique, ou de parti, qui dicte si souvent les jugements de l'historien ; nous n'avons pas cherché à plier les faits aux exigences de telle ou telle opinion, nous les avons présentés sous leur véritable jour, sans ménagement comme sans faiblesse, et nous en avons tiré les conséquences qui découlaient naturellement de cette exposition impartiale. N'ayant pris pour guide que les inspirations de notre conscience, nous n'avons pas falsifié l'histoire, nous l'avons racontée, sans nous inquiéter de savoir si un fait demeurait à la charge ou était acquis au bénéfice d'un parti. Vitam impendere vero, telle pourrait être le devise du Grand Dictionnaire universel, si l'immortel auteur du Contrat social ne s'en était pas créé une propriété pour ainsi dire inaliénable, dont il serait prétentieux de revendiquer l'héritage.
Quant aux questions douteuses, à celles qu'on pourrait appeler des problèmes historiques, le grand Dictionnaire universel les a étudiées avec une attention toute particulière et toujours en s'affranchissant complètement des hypothèses et des préjugés. Sa profession de foi est tout entière contenue dans cette devise : Recherche de la vérité, toujours et quand même. Ni crédulité banale, ni scepticisme systématique, ni parti pris, ni opinions préconçues. Quand nos laborieuses investigations ne nous livreront pas une solution définitive, nous donnerons au moins le résultat des travaux le plus récents de l'érudition historique, en même temps que celui de nos propres recherches et des documents que nous possédons ou que nous aurons découverts.
Nous n'avons pas abordé avec une moindre indépendance d'esprit la biographie, répertoire universel où doivent entrer tous ces personnages divers qui ont mérité ou dérobé une part quelconque de célébrité, bonne ou mauvaise ; tous les acteurs qui ont paru un instant sur la scène du monde, tous les figurants de cette danse macabre qui défile à travers les siècles ; les petits comme les grands ; les morts et les vivants, depuis Adam, Sésostris et Manou, jusqu'à Mourawieff, Abd-el-Kader et Juarez. Nous avons donné à chaque article une étendue proportionnée à la valeur réelle du personnage, mais en nous renfermant, à l'égard des contemporains, dans les limites d'une appréciation courtoise, qui ne va jamais jusqu'à une complaisance calculée, et à travers laquelle, néanmoins, perce toujours et facilement notre opinion. La vérité ne gagne rien à être formulée brutalement, et il y a des susceptibilités qu'il serait injuste et quelquefois cruel de froisser, en invoquant le prétexte de l'impartialité. " On doit des égards aux vivants, a dit si justement Voltaire ; on ne doit aux morts que la vérité. " C'est sur ce principe que nous avons réglé nos jugements. Les personnages morts appartiennent, eux, complètement à l'histoire, et, pour un grand nombre de ces individualités qui ont laissé une trace éclatante, nous avons mis à contribution une foule de documents inédits, curieux, intéressants, qui jettent un jour nouveau et complet sur beaucoup d'événements restés obscurs et inexpliqués. Ici, nous n'avons obéi qu'à la sévère équité de l'histoire, sans admettre ces ménagements intempestifs ou ces atténuations complaisantes qui se produisent banalement dans presque tous les livres et que personne ne prend plus au sérieux depuis longtemps. Nous écrivons pour les hommes qui veulent se renseigner et s'instruire, nous ne publions pas un Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle -- ad usum Delphini.
Nous avons accordé à la géographie toute l'extension possible, en mettant à profit les auteurs les plus compétents, et surtout les relations modernes qui ont jeté une si vive lumière sur un grand nombre de difficultés restées jusqu'ici non résolues. Les excursions hardies des voyageurs contemporains, et, pour certaines contrées du globe encore peu connues, les plus récentes expéditions nous ont fourni des renseignements précieux et nous ont mis à même de rectifier des erreurs capitales, introduites dans cette science si importante par des récits exagérés ou incomplets, par des observations superficielles, par la difficulté d'étudier certaines régions, et, disons-le franchement, par la fantaisie des explorateurs. Sur les mœurs de tous les peuples, sur l'état de la civilisation, la force, les ressources et la population de chaque pays, sur les productions de chaque climat, sur le commerce et l'industrie de chaque Etat ; en un mot, sur tous les points qui se rattachent à la géographie physique ou politique, le Grand Dictionnaire universel présentera un ensemble de notions aussi neuf, aussi utile, aussi instructif et aussi complet qu'on puisse le désirer.
Quant aux sciences basées sur le calcul ou l'observation, telles que les mathématiques en général, la physique, la chimie, l'astronomie, la médecine, l'art vétérinaire, les sciences naturelles, chaque partie, chaque article comporte des développements qui suffisent à élucider toutes les questions, à éclaircir tous les doutes, dans la mesure, bien entendu, du degré de perfection auquel sont arrivés ces diverses branches de nos connaissances. Là où le génie de l'homme n'a pu encore réussir à sonder tous les mystères, nous n'avons pu que constater des résultats incomplets ; mais partout, du moins, nous avons signalé le point extrême qui marque la limite où le connu s'arrête, pour faire place aux hypothèses plus ou moins plausibles ; en sorte que le lecteur est certain d'avoir une statistique exacte, rigoureuses, de l'état actuel de la science. Parfois il ne trouvera qu'une ébauche, un dessin dont les formes ne sont pas encore accusées ; mais la reproduction en sera du moins fidèle et complète. Un ordre d'idées naît, un principe est en travail d'enfantement : nous ne pouvons que faire pressentir des conséquences, préjuger des résultats ou indiquer, d'une manière hypothétique, le rôle futur d'un système ou d'une découverte dont on est encore à étudier la valeur et l'importance ; trancher péremptoirement des questions aussi délicates nous paraît contraire à la tâche que nous nous sommes attribuée, comme au-dessus de la portée de notre esprit.
C'est pour nous conformer à cete règle que, tout en faisant l'usage le plus libre de notre faculté de juger, nous nous sommes attaché à présenter au lecteur les doctrines philosophiques, religieuses, politiques et économiques, même les plus controversées et les plus controversables, sans parti pris polémique, et en leur conservant leur véritable physionomie. Matérialisme, spiritualisme, animisme, sensualisme, idéalisme, mysticisme, éclectisme, positivisme, saint-simonisme, fouriérisme, etc., sont entendus et viennent tous à égal titre plaider leurs causes respectives dans nos colonnes. Nous donnons tour à tour la parole au socialisme et au libéralisme économique ; à la protection et au libre échange ; à la centralisation et à l'affranchissement de la commune et de la province ; au principe des nationalités et au droit international fondé sur les traités ; à la morale dite indépendante, et à celle qui invoque de principes et des sanctions métaphysiques ; à la critique rationaliste des religions et à l'apologétique chrétienne. Nous ne voulons blesser aucune conscience mais nous voulons allumer tous les flambeaux ; tant pis pour qui se plaît à la nuit et au sommeil ! Le temps des dogmes et des infaillibilités, les moyens purement utilitaires, les armes souvent déloyales des vieilles polémiques, et d'introduire sérieusement dans la lutte des opinions le sentiment de l'honneur et l'idée du droit. L'unité des esprits doit naître désormais d'un libre, universel et incessant examen, et non d'une autorité intellectuelle. Saint Augustin disait : In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas. Nous appliquons à la lutte des opinions cet aphorisme célèbre, en le modifiant de la manière suivante : In omnibus libertas et caritas, ut in necessariis fiat unitas.
Nous ne sommes pas, nous n'entendons pas être une école, une secte, un parti, une autorité ; nous ne dogmatisons pas, nous n'excommunions pas. Nous repoussons cet exclusivisme étroit qui s'enferme dans un système, s'y cantonne, s'y déclare satisfait, et ferme l'oreille à toutes les voix du dehors. Nous repoussons ces condamnations tranchantes, fondées sur les conséquences dangereuses qu'on prête à telles ou telles idées, et qui arrêtent le mouvement et le progrès de la science. Nous sommes ennemi du préjugé (prae judicatum), de l'opinion préconçue, de la foi passive, du discipulat. Aucun paradoxe ne saurait nous émouvoir : nous croyons plus funestes les lâchetés que les audaces de l'esprit. Aucune doctrine, si surannée qu'elle soit, ne nous trouve disposé à l'écarter comme indigne de notre attention : nous professons que pour avoir raison des fantômes, le meilleur moyen est de les regarder en face. Du reste, en toute erreur, ancienne ou nouvelle, nous respectons, nous voulons respecter un effort sincère de l'esprit humain vers le vrai ; le doute provisoire, appliqué à toute matière, nous apparaît comme un sorte de purification mentale nécessaire à qui veut penser et croire par lui-même et pour lui-même, et nous avons la plus entière confiance dans l'efficacité de l'examen sans cesse provoqué et prêt à réviser les résultats d'un premier travail.
Pénétrer dans chaque doctrine et faire ressortir l'idée qui en forme le centre et pour ainsi dire le noyau solide, tel est le but principal que nous nous proposons. Si nos opinions personnelles se laissent voir plutôt qu'elles ne s'accusent, si généralement nous ne formulons des conclusions qu'avec réserve et sobriété, c'est que nous voulons amener le lecteur, non à accepter un jugement tout fait, mais à prononcer lui-même en connaissance de cause ; c'est que nous nous fions à la lumière qui jaillira pour lui du choc des opinions contraires, et qui mettra également en évidence les côtés faibles des systèmes et leur véritable force.
Pour les diverses parties que nous venons de passer en revue, nous n'avions pas à innover ; nous ne pouvions qu'améliorer. Le fond nous était fourni, la forme elle-même nous était tracée par nos devanciers ; nous n'avions qu'à tenir compte des progrès de la science actuelle, et à introduire dans notre ouvrage l'ordre sévère, logique, et le principe élevé dont l'absence se fait trop souvent sentir dans les encyclopédies du siècle. Mais ce qui constitue le côté véritablement neuf, original, du Grand Dictionnaire, ce qui lui imprime un cachet tout particulier d'intérêt et d'utilité, ce sont les innombrables articles de littérature et d'art dont nous allons donner un rapide aperçu, articles que le lecteur n'a jamais trouvé réunis dans un même ouvrage, et que nous ne sommes parvenu à élaborer qu'au moyen de recherches et d'études dont il serait difficile de se faire une juste idée. Si quelques omissions ont échappé à notre attention, tenue constamment en éveil sur tant d'objets à la fois, que l'indulgence de nos lecteurs nous le pardonne ; nous nous lançons les premiers, sans précédents, sans guides, dans cette carrière dont l'horizon se reculait sans cesse devant nos regards, et nous avons dû nous amer d'une constance à toute épreuve pour la parcourir, avec la seule ressource d'un travail incessant et de notre volonté.
Il y a tout un monde qui, pour n'avoir jamais joui que d'une existence fictive, ne s'en impose pas moins à nos souvenirs et dont la vie imaginaire a laissé des traces ineffaçables dans notre histoire littéraire. Il n'est pas plus permis d'ignorer les action et le caractère de ces personnages enfantés par le génie, que les faits et gestes des hommes célèbres dont la mémoire est restée populaire : Alexandre, Annibal, César, Charlemagne, Henri IV et Napoléon. Nous voulons parler des héros de romans, de poëmes et de théâtre, qu'anime une individualité bien autrement puissante que le prestige éteint d'une foule de noms qu'on trouve obscurément enfouis au fond de toutes les biographies. Est-ce que Don Quichotte, Gil Blas, Agramant, Amadis De Gaule, Armide, Asmodée, Astrée, Céladon, Clarisse Harlowe, Lovelace, Pantagruel, Vautrin ? Est-ce que Agnès, Alceste, Arlequin, Banco, Bartholo, Basile, Brid'oison, Cassandre, Célimène, Chicanau, Chrysale, Colombine, Desdémone, Don Juan, Falstaff, Faust, Figaro, Georges Dandin, Géronte, Hamlet, Léandre, M. Dimanche, M. Josse, M. Jourdain, Othello, Patelin, Sangrado, Shylock, Turcaret ; est-ce que, même, Bertrand, Bilboquet, Chauvin, Mayeux, M. Prudhomme, Robert Macaire ; est-ce que tous ces personnages si vivants, si originaux, dont le caractère se dessine avec une netteté si pittoresque, n'animent pas l'histoire littéraire d'un souffle plus puissant et surtout plus poétique que la biographie de tel ou tel général, préfet ou sénateur, ne donne de piquant et de relief au cadre des existences réelles ? Ces personnalités sont entrées dans le domaine de la littérature par le droit de conquête et par le droit du génie qui les a créées ; on cite leurs action, leurs maximes ; on rappelle leur caractère, leurs habitudes ; on invoque leur opinion sur une question douteuse ou débattue ; en un mot, on les assimile d'une manière complète aux réalités de l'histoire. Comment se fait-il donc qu'on n'ait jamais songé à tracer leur monographie, à faire, pour ces illustrations du monde la poësie, ce que le moindre principicule a obtenu de nos biographes complaisants. C'est cet inexplicable oubli que nous venons réparer. Ces individualités si originales, si brillantes, et souvent si populaires, jouiront désormais du droit de bourgeoisie dans toute encyclopédie bien conçue, et nous croyons pouvoir affirmer que ce ne sont pas ces noms-là qu'on cherchera le moins souvent. Au reste, pour une foule d'anciens personnages dont la vie et les exploits sont semi-historiques et semi-fabuleux, on ne pourra trouver que dans les nouveaux articles que nous leur consacrons des détails propres à éclaircir ou à rectifier les idées quelquefois vagues, obscurs ou fausses qu'on s'en est formées ; la notice purement biographique ne suffira jamais à satisfaire la curiosité. Achille, Agamemnon, Nestor, Diomède, Ajax, Priam, Hector, Andromaque, Énée, Didon, Enchise, Turnus, Lavinie, doivent bien plus leur existence à Homère et à Virgile qu'à Hérodote ou à Tite-Live, et c'est leur arracher tout à fait l'auréole poétique qui les entoure, que de ramener ces grandes figures aux mesquines proportions que leur prête la plume des historiens.
Il est un autre domaine, infiniment plus étendu, neuf, encore inculte, mais qui est appelé à produire des fruits magnifiques, et dont nous avons entrepris la difficile exploitation. C'est peut-être la plus lourde partie de notre tâche, et nous avons dû nous en représenter sans cesse l'immense utilité pour ne pas être tenté cent fois de l'abandonner ; nous voulons parler de la bibliographie complète, de tous les temps et de tous les pays. Au nom même d'un auteur, dans un dictionnaire historique, on trouve quelquefois une appréciation superficielle, maigre et sèche, de ses œuvres ; quant aux critiques faites largement aux analyses consciencieuses rédigées en pleine connaissance de cause, il faut les chercher dans une foule d'ouvrage dont on ignore le plus souvent l'existence. Comment faire son profit de tous ces enseignements dispersés de toute part, et qu'on ne sait où aller puiser ? A quel auteur s'adresser, par exemple, pour obtenir des notions suffisantes sur tel ouvrage d'un érudit allemand, d'un savant anglais, d'un écrivain français ? où trouver, quand on n'a pas une riche bibliothèque sous sa main, le compte rendu d'une pièce de théâtre, d'un roman, d'un poème, surtout si l'œuvre qu'on veut connaître est celle d'un contemporain ? Il faudra lors fouiller plusieurs collections de journaux ou de revues, et encore bien souvent en sera-t-on pour sa peine et son temps perdu ? Et bien, nous avons recueilli tous ces documents épars ; nous avons étudié, analysé, toutes ces œuvres, toutes ce productions de l'esprit humain ; nous en avons constitué un ensemble formidable, où chacune d'elles a trouvé une place proportionnée à sa valeur, à l'importance du rôle qu'elle a joué et de l'influence qu'elle a exercée dans le monde sans limite de la pensée. Toutes ces créations du talent, de l'imagination, de la fantaisie, et du génie, tenues jusqu'ici à l'écart de la masse des lecteurs par la spécialité même des idées qu'elles développent, mais que, dans une circonstance donnée, ou ne fût-ce que pour contenter les exigences d'une curiosité légitime, on peut avoir besoin de connaître et d'apprécier, nous les avons tirées de leur obscurité relative et mises au grand jour dans notre ouvrage, où chacun les trouvera à l'ordre alphabétique de leur titre, avec une analyse détaillée qui en fait ressortir rigoureusement le plan, les qualités, les défauts, la pensée qui a présidé à leur rédaction, les doctrines et les systèmes qu'elles mettent en saillie ; en un mot, les vices de forme ou de fond qui les ont condamnées en naissant à l'indifférence et à l'oubli, les côtés brillants qui leur ont attiré ou leur promettent une vogue passagère, ou les idées fécondes qui leur assurent une éternelle vitalité. C'est ainsi que nous avons évoqué au tribunal d'une critique impartiale : poëmes, romans, contes, tragédies, comédies, drames, vaudevilles, pamphlets, histoires, mémoires, ouvrages de sciences, de linguistique, d'érudition, de philosophie, de théologie, lettres ou correspondances des hommes célèbres, jusqu'aux journaux et aux revues des temps modernes et anciens, jusqu'aux chansons populaires qui ont bercé notre enfance et égayé quelquefois notre maturité. Nous adressant aux lecteurs de toutes les classes, quels que soient leur âge et leurs goûts, nous n'avons rien dédaigné, et nous avons voulu que le savant et l'ignorant, l'homme sérieux et l'homme frivole, le vieillard et l'enfant, pussent prendre chacun leur part à l'immense banquet qui est dressé pour tous dans le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle.