Derrière le Miroir
 Le premier numéro de la revue parut en 1946, le dernier, n°253 de la collection, en 1982. Derrière le miroir accompagnait chaque exposition de la galerie Maeght. Derrière le miroir, DLM, tel qu'il est paru pendant plus de trente-cinq ans, est né de la passion d'Aimé Maeght pour l'édition et la presse. Les premiers numéros, de ce qu'Aimé Maeght voulait être une revue grand public comportant des lithographies originales, furent tirés à 10 000 exemplaires et diffusés en kiosques. L'échec fut total et les exemplaires furent vendus au poids pour financer l'impression du numéro 4 qui ne fut tiré qu'à 1 500 exemplaires. Il devint le catalogue de l'exposition Georges Braque à la Galerie, jacques Kober et René Char y signaient les textes, suivirent les plus grands écrivains de ce siècle associés aux plus grands artistes. Dès 1947, Adrien Maeght, qui débutait dans la galerie de ses parents, assistait son père pour la mise en page et contrôlait la réalisation.
Les artistes créaient des lithographies originales pour illustrer DLM. Mourlot, pour les lithographies, et l'imprimerie Union pour les textes imprimèrent DLM du n°4 au n°115. Puis du 116 au 148, DLM fut tiré dans les ateliers d'Aimé Maeght. Depuis 1960 paraît une édition " de luxe " , sur Arches, limitée à 150 exemplaires. En 1964, Adrien Maeght crée l'imprimerie ARTE où seront conçus et imprimés les n°149 à 232, tous comportent des lithographies. Suite au décès, en 1977 de Marguerite Maeght, les derniers numéros sont tirés à l'imprimerie du Lion et comportent peu de lithographies. Toujours au format 28 x 38 cm les numéros sont en feuilles non brochées. Certains furent réimprimés. Avec le n°250, Aimé Maeght voulait rendre un hommage à tous ceux qui avaient associé leur nom à DLM.
Son décès en 1981 transformera le n°250 en un hommage de Derrière le miroir rendu à Marguerite et Aimé Maeght pour trente-cinq années d'amitié avec les artistes et les poètes.
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