
Lancée en automne 1920, la revue A.G.B. connaîtra
un succès jamais démenti tout le temps de sa parution.
"... La Première Guerre mondiale a une influence considérable sur l’évolution de la mode : l’absence des hommes modifie la place des femmes dans la société. Confrontées à de nouvelles responsabilités, les femmes sont désireuses d’accéder à un style de vie qui soit l’expression de leurs nouvelles aspirations. Les années vingt savent traduire cette émancipation, alors que Paris s’ouvre à toutes les influences, dont témoignent le succès du cabaret Le Bœuf sur le toit ou les revues de Joséphine Baker.
Après quelques tâtonnements, les grands créateurs de l’époque, Jean Patou, Lucien Lelong, Jeanne Lanvin, Jenny, Cheruit, Henri Poirier et le Britannique Molyneux, imposent une silhouette «à la garçonne». Les robes sont alors raccourcies, largement décolletées à l’arrière, la taille peu marquée, le corset définitivement abandonné.
Maquillées de manière artificielle (fards de couleurs vives, sourcils épilés), portant pyjama du soir et cheveux courts, parfois gominés, arborant de longs fume-cigarettes, les femmes manifestent une volonté de libération par rapport aux années de l’avant-guerre. Les chapeaux lourdement ornés disparaissent ainsi au profit du chapeau cloche, les chaussures, désormais visibles, sont souvent réalisées dans le même tissu que la robe. De nouvelles étoffes, comme la mousseline brochée de métal, le kacha, le tussor, le shantung naturel font leur apparition.
La pratique des sports impose la création de tenues spéciales pour le tennis, le golf, le casino ou la montagne, qui, en retour, inspirent les modèles de tenues sportives, en maille, comme celles auxquelles Coco Chanel attache son nom.
Paul Poiret participe à la grande exposition des arts décoratifs de 1925, dont l’esprit novateur a une grande influence sur la mode de l’après-guerre. Raoul Dufy dessine des modèles d’imprimés pour Bianchini Ferrier. Sonia Delaunay donne à Jacques Heim des modèles de broderie, Jean Dunand réalise pour la modiste Agnès des chapeaux faits de coquilles d’œuf arrangées comme des mosaïques. Les bijoux de Georges et de Jean Fouquet, les sacs à main cubistes, traduisent la domination du style Art déco. Des accessoires, comme les boas de plumes, les ombrelles et les éventails, viennent compléter les tenues. Les tissages de perles, les broderies de Lesage, les franges, les tissus lamés ou métallisés sont caractéristiques de cette époque..."
Source:
Encarta
Chaque numéro :
Fascicule grand in-Quarto broché, couverture illustrée.
40 à 60 pages en noir et blanc et en
couleurs.
Nombreux pochoirs sur vignettes contrecollées.
Le numéro :
de 180 € à 230 €