Liberlibri.com
Liberlibri, livres anciens. Liber, libri.

Liberlibri
Livres Anciens

Descriptions de livres anciens, de livres rares et de documents de collection. Diffusion de catalogues de librairies anciennes.
Lettre
d'Information
La lettre d'information de Liberlibri vous tient informé des principales mises à jour du site.

Livres anciens, histoire, voyages, sciences.

Librairie Dimitri Kronis

FLAUBERT. Madame BOVARY.FLAUBERT (Gustave).
Madame BOVARY. Moeurs de Province.

Paris, Michel Levy, 1857. 2 vol. in-12 de 2 ff.n.ch. 232 pp. et 2 ff.n.ch. de 233 à 490 pp., demi maroquin à coins, dos à nerfs orné de caissons dorés, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure vers 1890).

4 200 €

Édition originale très recherchée.

Bel exemplaire du premier tirage avec toutes les caractéristiques : la fameuse faute à Sénart, fautes typographiques, etc... (Vicaire III, col. 721), dans une reliure de très bonne facture.

« Madame Bovary est et restera un chef-d'ouvre de la Littérature Française » (Carteret, I, 263). L'ouvrage fut poursuivi à la parution, mais on sait moins que Flaubert fut finalement acquitté.

« Trente-cinq chapitres pour une succession de tableaux décrivant les moments d'une vie : récit d'un adultère somme toute banal, Madame Bovary est surtout le roman de l'insatisfaction, de la frustration née du désir non réalisé et de l'ennui. Le « bovarysme » - ce terme fut forgé par le philosophe Jules Gautier - comme nostalgie d'un idéal inconnu et trompeur, perçu dans un imaginaire construit par les lectures. Le livre eut un retentissement énorme dans la presse et dans le public ; à vrai dire, bien plus pour le procès « d'outrages aux bonnes moeurs » que pour ses qualités littéraires novatrices : Il n'y eut d'articles franchement élogieux que de Barbey d'Aurevilly, de Sainte-Beuve et de Baudelaire. Pour le reste, la critique de l'époque eut la plume lourde : « L'auteur de Madame Bovary appartient, on le voit, à une littérature qui se croit nouvelle et qui n'a rien de nouveau, hélas ! » (la Revue des Deux Mondes), « un des livres les plus immoraux que l'on connaisse » (La Chronique) ; on se plaint que « les scènes d'une crudité révoltante abondent dans l'ouvrage » (Journal des Débats) ; « la décadence lui semble manifeste. c'est l'exaltation maladive des sens et de l'imagination dans la démocratie mécontente » (Le Correspondant) ; « signe d'une décadence rapide et d'une corruption de plus en plus accentuée » (dans l'Univers). On parle de « gros tas de fumier, d'amas d'obscénités et d'impertinences, qu'il affronte bravement, quitte à se laver les mains au bas de la page ». (Le Réveil). Du pain béni pour l'accusation ! L'avocat général Ernest Pinard voit dans le roman « une peinture admirable sous le rapport du talent, mais une peinture exécrable au point de vue de la morale ». L'ouvrage, pourtant, avait déjà subi quelques coupes dès les premiers chapitres : en lisant le numéro du 1 er décembre 1856, Flaubert découvre avec colère que la fameuse scène du fiacre a été supprimée sans son accord, remplacée par cette note : « La direction s'est vue dans la nécessité de supprimer ici un passage qui ne pouvait convenir à la Revue de Paris ; nous en donnons acte à l'auteur ». Il sort de ses gonds. Du Camp tente de l'apaiser. Peine perdue : « Si mon roman exaspère le bourgeois, je m'en moque ; si l'on nous envoie en police correctionnelle, je m'en moque ; si la Revue de Paris est supprimée, je m'en moque ! Vous n'« aviez pas à accepter la Bovary, vous l'avez prise, tant pis pour vous, vous la publierez telle quelle ! » ».





 

Librairie
Dimitri Kronis





© Liberlibri 2004 - 2007

Librairies anciennes en ligne : www.Liberlibri.com
Livres anciens, livres rares, documents de collection.