[PARQUIN (Capitaine)]. Souvenirs et campagnes d'un vieux soldat de l'Empire
par un capitaine de la Garde Impériale, ex-officier de la Légion d'honneur, aujourd'hui détenu politique à la citadelle de Doullens.
Paris, Administration de Librairie, 1843 , 2 vol. in-8, VII-318 pp. et 288-3 pp., portr.-front., tableau dépl., demi-chagrin noir, dos à faux nerfs orné de filets dorés, armes poussées et dorées au centre des premiers plats
(rel. de l'époque).
6.500,00 €
Édition originale de toute rareté, de ces célèbres mémoires.
Tulard, 1117 : "Mémoires écrits en prison après l'échec de la tentative de Louis-Napoléon Bonaparte à Boulogne. À côté d'aventures galantes et d'exploits individuels, on retiendra le récit de la mort du prince Louis de Prusse à Saafeld, une évocation de la campagne de 1809 et une narration de la bataille de Leipzig. L'ouvrage s'achève en 1814 sur les adieux de Fontainebleau. Populaires comme ceux de Marbot, ces mémoires d'un officier de cavalerie légère rédigés avec bonheur méritent leur réputation."
Parquin s'engagea volontaire à seize ans au 20e régiment de chasseurs à cheval. Il prit part aux batailles d'Iéna et Eylau avant d'être fait prisonnier à Königsberg le 15 février 1807. Libéré par la paix de Tilsit, il rejoint son régiment en Prusse, puis en opération en Allemagne et en Autriche. Sous-lieutenant en 1809, il combat à Amstetten, Wagram et Znaïm. En 1810, il part pour l'Espagne, où il reste deux ans. Lieutenant en 1813, il entre dans la Garde, obtient la Légion d'honneur. Il participe aux combats à Hanau et Leipzig, et en décembre 1813, devient capitaine. Il fait aussi la campagne de France. En 1815, son régiment de chasseurs ne sera pas à Waterloo, et lui-même ne combat pas avec le 11e cuirassiers. Par la suite, il s'attache à la personne de Louis-Napoléon, est plusieurs fois arrêté, et finalement condamné après l'échec de l'expédition de Boulogne, le 6 août 1840. Emprisonné à Doullens, il y meurt le 19 décembre 1845. ( Cf . Tulard, Dictionnaire Napoléon ).
Bel exemplaire aux armes d'Ernest-Auguste de Hanovre.
Provenance : bibliothèque Royale de Ernest-Auguste de Hanovre, fils de Georges III d'Angleterre, d'abord duc de Cumberland, puis roi de Hanovre en 1837, quand sa nièce Victoria accéda au trône d'Angleterre (la succession du Hanovre étant régie par la loi salique), avec grandes armes dorées, poussées sur les plats supérieurs et estampille ex-libris sur la page de titre. Cette bibliothèque, constituée en partie dès avant son accession au trône de Hanovre, fut continuée après sa mort en 1851 par son fils Georges V, puis par ses descendants jusqu'à la guerre de 1914-1918. Elle fut dispersée en 1971 dans une grande vente publique à Hambourg.