220. [ SENAC DE MEILHAN (Gabriel) ]. Mémoires d'Anne de Gonzagues, princesse Palatine. A Londres et se trouve à Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1786. In-8 de (4)-XV-267 pp., veau brun, dos lisse orné, triple filet d'encadrement sur les plats, tranches rouges (reliure de l'époque). 600 €
Edition originale. « Cet ouvrage, et ensuite la question de savoir s'il était authentique, occupèrent beaucoup le public. Il parut à ce sujet des articles très bien faits et plusieurs lettres dans le Journal de Paris . Bientôt il fut prouvé que ce n'était qu'une imitation très habile et très piquante, un jeu d'esprit plus curieux qu'utile. Le succès que le livre obtint fut en partit du aux soins qu'avaient pris l'auteur de recueillir tout ce qui pouvait, dans les divers mémoires du temps, avoir trait au procès du cardinal de Rohan, qui occupait alors les esprits » (Quérard).
Relié à la fin une virulente critique sur l'ouvrage paru dans le Mercure de France, L'Hipocrite démasqué. In-8 de 11 feuillets (chiffrés de 124 à 134).
Ex-libris doré dans un cartouche de veau brun contrecollés sur les deux contre-plats : A. Monsieur Nervet .
221. SENAC DE MEILHAN (Gabriel). Portraits et Caractères de personnages distingués de la fin du dix-huitième siècle, suivis de pièces sur l'histoire et la politique, par M. Senac de Meilhan ; précédées d'une Notice sur sa personne et ses ouvrages, par M. de Levis. Paris, Dentu, 1813. In-8 de (4)-XLVIII-281 pp., basane havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque) . 500 €
Nouvelle édition selon Quérard (IX, 48) qui précise « c'est par erreur que M. Hipp. de La Porte a présenté dans sa notice sur Sénac de Meilhan de la Biographie Universelle les Portraits et Caractères imprimés pour la première fois en 1813, puisqu'ils avaient été publiés à Hambourg, dès 1795, à la suite du livre intitulé Du Gouvernement, des moeurs, etc. ».
Portraits des personnalités de la cour de Louis XV dont la Marquise de Pompadour, Madame du Barry, le duc de Choiseul, d'Argenson, etc., par Sénac de Meilhan dont Molé disait : « Il a bien connu les mours de son temps mais il en avait les vices ».
Bel exemplaire.
222. SEYSSEL (Claude de). La Grant Monarchie de France. La loy salique, première loy des Francoys. Paris, Denis Janot, 1541. Petit in-8 de 12 ff.n.ch. le dernier blanc, 162 ff. chiffrés, 1 f.n.ch., maroquin vert, dos lisse orné, triple filet doré sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure de la fin du XVIIIe siècle) . 3.000 €
Petit livre joliment illustré de gravures sur bois ; page de titre avec encadrement gravé, 8 bois gravés dans le texte (un répété 4 fois) et la marque de l'imprimeur (Galliot du Pré) au dernier feuillet.
La Loy salique est réunie ici pour la première fois à la Grand Monarchie de France ; c'est un ouvrage relatant en détail l'historique de cette loi fondamentale pour l'histoire de la monarchie française.
Bel exemplaire dans une reliure de la fin du XVIIIe siècle dans l'esprit de Derôme.
Brun, Le Livre illustré français de la Renaissance, 293 ; Hauser, Sources, 370 : « les publicistes aimaient à y puiser des arguments en faveur de l'absolutisme et du gallicanisme ».
223. SIMONS (Pierre) & RIDDER (Gustave-Nicolas-Joseph de). Le Chemin de Fer Belge, ou Recueil des mémoires et Devis pour l'établissement du Chemin de Fer d'Anvers et Ostende à Cologne, avec embranchement de Bruxelles et de Gand aux Frontières de France. Troisième Edition avec Plans et Profils augmentée des Tableaux de Dépenses et Revenus, du 1er Mai 1834 au 1er Janvier 1837, et d'un extrait de la discussion Législative concernant le mode d'exécution des Travaux. Bruxelles, Société Belge de Librairie Hauman et Comp., 1839. In-8 de (4)-CXLIV-258 pp., tableaux, demi-toile de l'époque. 750 €
Troisième edition augmentée de cette somme considérable sur la naissance du chemin de fer belge.
Dès les premiers jours de la Révolution belge de 1830, le gouvernement provisoire fut confronté au danger de voir les communications de la Belgique avec la mer par l'Escaut interrompues étant donné l'hostilité des Pays-Bas. Il étudia alors la possibilité d'établir des « chemins ferrés » comme en Angleterre. Deux jeunes ingénieurs Simons et De Ridder, développèrent divers projets de communication entre le port d'Anvers et Cologne. Pour des raisons politiques et économiques, le tracé définitif fut fixé d'Anvers à Cologne par Malines dont le passage donnait par ailleurs toutes facilités pour établir un embranchement vers Bruxelles : la ligne de chemin de fer fut ainsi établie en1835 faisant la jonction entre la capitale et Anvers, le pays de Liège ainsi que l'Allemagne.
3 planches (60 x 50 cm) de l'Etablissement Geographique de Bruxelles gravées par de Lahoese : Ouvrages d'art (Galerie souterraine de Cumptich, Pont sur la Nèthe, à Duffel, Pont sur la Dyle à Malines, Viaduc pour un chemin communal à Malderen) ; Rail-Way et Dépendances (Rail-Way, Gares et Croisements, Plateau Tournant, Grue Hydraulique, Remise pour Locomotives, Four à Coak, Pont à peser) ; Matériel des Transports.
Le manuscrit des règles d'une société secrète
224. Société des Priseurs . Manuscrits. 16, Novembre 2428 (1828). 1828. 10 vol. in-4 et 17 volumes in-8, reliés en maroquin de diverses couleurs, ornés de multiples roulettes dorées et à froid avec sur chaque plat, frappé à l'or, le symbole ésotérique auquel correspond le volume, étui de papier (reliure de l'époque) . 50.000 €
Extraordinaire et magnifique ensemble très curieux décrivant les règlements et les rituels de cette société para-maçonnique très confidentielle (21 membres) qui regroupait les francs-maçons les plus célèbres de son temps : Ragon, Vuillaume, Lerouge, Bailleul, Richard, etc.
La copie manuscrite certifiée et les très beaux dessins à la plume sont de Vuillaume lui-même. L'ensemble est unique, et le grand bibliophile Lerouge ne possédait dans sa collection qu'une copie moins luxueuse (décrite sous le n° 511 Société des Priseurs, Manufacture consacrée à l'étude de la Nature et des vertus ...). D'après ce même catalogue, sous le n° 514, on apprend que le Grand-Maître des Néo-Templiers Fabré-Palaprat fut reçu en mars 1819.
Voici un extrait de la notice qu'Arthur Dinaux consacrait à cette société secrète dans son ouvrage Les Sociétés badines, bachiques, littéraires et chantantes .
« Si l'on ne s'en rapporte qu'à la forme superficielle, l'Ordre des Priseurs est peut-être le plus nombreux de tous les ordres depuis la découverte faite par Nicot de la poudre médicée. (.) Mais si l'on creuse le fait, si l'on approfondit la question on verra que la vraie Société des Priseurs est un ordre distingué qui compte peu d'adeptes d'élite et qui est fort peu connu des profanes. Dans cette association, un groupe de fidèles réunis pour travailler se nomme une manufacture. La manufacture est consacrée, non pas comme on le croirait, à faire vivre le monopole des tabacs et les droits réunis, mais bien à l'étude de la nature et des vertus. Dans la manufacture il y a plusieurs grades, et dans les grades on compte différentes classes. (.) Des statuts règlent l'office et les fonctions de chacun. (.)
Les réceptions avaient lieu solennellement. (.) Enfin l'ordre se livrait à des travaux sérieux et philosophiques qui ont attiré l'attention des amateurs de ces sortes de mystères. Peut-être la politique, se cachant sous le voile de l'allégorie, n'est-elle pas restée étrangère à cette association. (.)
La Société des Priseurs avait pour but le désir de perfectionner les hommes en les éclairant sur leurs véritables intérêts ; l'amour de la vertu, de la vérité, et de la liberté. Elle était en fait inspirée de l'Institut de Pythagore dans lequel elle reconnaît ses origines, Institut établi afin de propager les connaissances, de conserver la vérité, et de réunir en un faisceau tous les amis du bien. Cette Société, très en vogue aux premières années de la Restauration, était composée à l'image de beaucoup de sociétés secrètes et en particulier de la Franc-maçonnerie, avec une hiérarchie très importante et un cérémonial très rigide. Elle avait également un langage codé ainsi que des symboles ésotériques comme les quatre points ou deux C opposés l'un à l'autre. "
Voici d'ailleurs, les devoirs du vrai Priseur (extrait du Manuel des Ecoteurs) : pratiquer les vertus domestiques & sociales, passer sa vie au sein de l'amitié et du travail, tel est l'état d'un vrai priseur. Modeste et patient, il doit se faire gloire de cultiver la plante par excellence; et libre des préjugés vulgaires, il doit chérir son obscurité. Modestie, obscurité, tels sont les principes de l'association tabacologique. Amour du travail, zèle et persévérance; voilà les signes caractéristiques de tous les véritables enfants du G:: M::. Priseurs ! soyons dignes de ce beau titre ! »
Les manuscrits proposés ici sont la transcription officielle certifiée de tous les rituels, cérémonies, grades, classes, etc... de cet Ordre, avec également l'historique, l'explications des symboles, des mystères, décors, costumes, etc... Chaque étui contenant un ou plusieurs volumes correspondant à un même grade (quatre au total), une couleur de reliure spécifique étant attribuée à chaque grade; chaque grade est divisé en classes, chaque classe correspondant à un volume de règlement ou de rituel, et porte, sur un ou deux plats, le symbole de ce grade ou de cette classe. En voici la description précise :
Nombreux dessins à la plume in texte et à pleine page, et 5 planches aquarellées, dont des portraits de Socrate (Richard) et de Protagoras (Vuillaume), une élévation géométrale et coupe transversale du Temple, et un grand officier en habit. Avec à la fin du vol. (a), la note suivante :
" Aujourd'hui l'an 2426 de l'Ere, la grande manufacture de France, siégeant à Paris, se trouve composée des ouvriers du 4e grade dont les noms suivent, savoir :
Doussin, Hiérodidascale, sous le nom de Xénophile, homme de lettres Richard, Protodidascale, sous le nom de Socrate, instituteur Degennes Sangliés, archimistagogue, sous le nom d'Eudoxe, propriétaire homme de lettres Bricheteau, protomistagogue, sous le nom d'Hyppocrate, docteur en médecine Desgranges, Graphistère, sous le nom d'Alcée, membre résident de la société des antiquaires de France Truet, achiargirognome, sous le nom de Solon, référendaire à la Cour des comptes Desvaux, sous le nom de Cratès, naturaliste Chacheré de Beaurepaire, sous le nom d'Euclide, propriétaire Vannier, sous le nom d'Archimède, instituteur Lerouge, sous le nom de Thalès, employé au ministère des finances Bailly, sous le nom de Plutarque, ancien inspecteur général des finances Vuillaume, historiographe, sous le nom de Prothagoras, ancien payeur d'armée et de Direction maritime Valleray, sous le nom de Théocrite, employé de l'administration des finances - Domaines Ragon, sous le nom de Lisius, Negociant et homme de lettres Bailleul sous le nom de Bias, imprimeur et homme de lettres Mège, sous le nom de Lycurgue, docteur en médecine La mort a moissoné les frères Moreau de St Méri, Méallet, Castille, Roblin et Lange (1827)"
Magnifique exemplaire.
225. Specimen des Nouveaux Caractères de la Fonderie et de l'Imprimerie de P. Didot, l'Ainé, Chevalier de l'Ordre Royale de Saint-Michel, Imprimeur du Roi et de la Chambre des Pairs, dédié à Jules Didot, fils, Chevalier de la Légion d'Honneur. A Paris, Chez P. Didot, l'Ainé, 1819. Supplément au specimen des nouveaux caractères... Essai d'un Nouveau Caractère offrant un Essai Lyrique de P. Didot, l'Aîné.. A Paris, Chez l'Auteur et Jules Didot, Fils, 1821 .
Ensemble I vol. in-4 de 40 feuillets non chiffrés et 19-(1) pp., demi-veau havane, dos lisse orné, tranches marbrées (reliure de l'époque) . 2.000 €
« C'est la première fois qu'un Didot a publié un recueil de caractères en forme de livre » (A. Jammes).
Premier ouvrage a présenter des specimens de caractères de l'imprimerie Didot sous forme de livre et le premier à utiliser le nouveau système d'identification des types développé par Firmin Ambroise Didot dans les années 1770 et mis au point par son fils aîné Pierre Didot (1761-1853), utilisé universellement depuis. Dans son Avis, Didot explique qu'il a « dû suivre et adopter l'ordre numérique pour la dénomination de ses caractères au lieu des noms insignifiants et souvent bizarres conservés encore aujourd'hui dans presque toutes les imprimeries, tels que Perle, Parisienne, Nompareille, Mignonne, Petit texte, Gaillarde ..., lesquel n'offrent aucune idée de leurs proportions particulières ni de leur corrélation, qui en effet existe rarement entre eux d'une manière exacte. Cet ordre numérique, le seul vraiment convenable, a été ainsi établi par mon père (...) j'ai ajouté des corps intermédiaires ou demi-points, afin d'obtenir et de présenter plus de richesse et de variété dans les proportions des différents corps ».
Un bibliophile éclairé à contre collé sur le dernier plat une publicité pour : Lettres Blanches sur fond noir, corps 16, gravées et fondues Par Dallut, Place de Grève, n°8. Honneur aux inventeurs de l'Imprimerie ! Que d'écrivains, Mésusant de cet art, se font admirer des Sots !
Audin, 212 ; Bigmore & Wyman I, p.175 ; Jammes, Les Didot, 63.
226. STAEL-HOLSTEIN (Germaine Necker, baronne de). Réflexions sur le Suicide, suivies de la Défense de la Reine, Publiée en août 1793 ; et de lettres sur les écrits et le caractère de J.J. Rousseau. Par Mme la baronne de Staël. Paris, Nicolle, Mame Frères, Martinet, 1814. In-8 de XII-270 pp., demi-veau brun, dos lisse finement orné (reliure de l'époque) . 650 €
Première édition imprimée en France publiée un an après l'originale de Stockholm. Elle est suivie de Réflexions sur le procès de la Reine et de Lettres sur les écrits et le caractère de J.J. Rousseau dont les premières éditions datent respectivement de 1793 et 1788 ; les Lettres sont précédées de la préface à la première édition et d'une Seconde Préface en 1814 publiée ici pour la première fois.
Schazmann : « Cette édition est rare ». Bel exemplaire.
Lonchamp, L'Oeuvre imprimé de Madame Germaine de Stael , 110 ; Schazmann, Bibliographie des Oeuvres de Mme de Staël , 50 ; Escoffier, 237.
227. Statuts , anciens et nouveaux, Ordonnances et Reglemens de la Communauté des Marchands Merciers-Drapiers de la Ville de Roüen, réunis par Arrêt du Conseil du 24 Avril 1703. Avec plusieurs Edits, Declarations, Arrests & Sentences rendus en conséquence. Réimprimés en l'Année 1749, par les soins de MM. François Guillemard, Pierre-Louis Duval, Grands gardes : Eustache Felix, André Pavie, Pierre de La Barre & Georges de La Place, Gardes en charge de ladite Communauté. A Rouen, de l'Imprimerie de Viret, 1749. In-4 de (2)-440 pp. (16) pp. de table, veau brun, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, coupes guillochées, tranches dorées (reliure de l'époque) . 1.500 €
Troisième édition augmentée.
Recueil des statuts et règlements de la communauté des merciers-drapiers de Rouen, de 1450 à 1750. Les deux premières éditions furent publiées à la même adresse en 1715 et 1732. L'exemplaire est truffé de « sentences » publiées entre 1751 et 1753 dont nous donnons le détail ci-dessous. L'Arrest de la cour du parlement de Rouen, rendu sur les oppositions de vingt-huit communautés de la Ville, à l'Enregistrementb & homologation des nouveaux statuts des marchands-merciers-drapiers-unis de ladite Ville. (Rouen, Viret, 1744), inclus dans la Table des Titres, a sa pagination propre (156 pp.), en place des des cahiers R et S (pp. 311-328). Galerie de ver marginale à partir de la page 403 .
De la bibliothèque de René Hélot avec son ex-libris (17 x 15 cm) « Helot, Maître Chirurgien et fripier-chincher membre des confrairies des chirurgiens et des fripiers-chirurgiens (.) à Rouen de tout temps immemorial », illustré d'une large vignette populaire. René Hélot (1875-1940), médecin et bibliophile normand, est l'auteur de la bibliographie de colportages Bibliothèque bleue de Normandie (1928) et signa de nombreuses notices pour le Manuel du Bibliographe normand de Frère.
Frère, II, 546. Relié à la suite :
Procez-verbal de Monsieur de Boisroger Inspecteur. chez tous les Maîtres & Veuves de la Communauté des Passementiers de cette ville, pour constater s'ils ont chez eux un emplacement suffisant pour faire travailler les quatre Métiers batans requis par l'Ordonnance de M. l'Intendant du 24 Mars 1749. S.l.n.d. (1750). In-4 de 6 pp. Relié entre les pp. 402-403 des Statuts .
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui confisque plusieurs pièces de Marchandises de mercerie, tant Mouchoirs que Gingas, qui se sont trouvées chez le Sieur Jean-Baptiste Leroux. Du 19 Décembre 1750. Rouen, Viret, 1751. In-4 de 5 pp.
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui défend au Sieur Duchesne, Maître Fripier, & à tous autres de faire la profession de Marchand Mercier. Du 30 Janvier 1751. S.l.n.d. (1751). In-4 de 7 pp.
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui ordonne la confiscation de quantité de cotons filés, trouvés chez le Sieur Crestel. Du 27 Février 1751. S.l.n.d. (1751). In-4 de 4 pp.
Arrest de la cour du parlement de Rouen, qui met l'appellation des Panetiers-Fayanciers au néant. Du 5 Mars 1751. S.l.n.d. (1751). In-4 de 4 pp.
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui condamne la veuve Viard passementière en six livres d'amende envers le Roy, en cinquante livres d'intérêt envers la Communauté des Marchands Merciers de cette Ville, & aux dépens pour avoir trouvé chez elle quantité de cotons filés qu'elle vendoit en détail. Du 6 Mars 1751. S.l.n.d. (1751). In-4 de 8 pp.
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui ordonne la confiscation de quantité de cotons filés, trouvés chez le Sieur Duval. Du 27 Mars 1751. S.l.n.d. (1751). In-4 de 4 pp.
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui condamne le sieur Eustache pere, Maître Passementier. pour avoir trouvé une poche dans laquelle il y avait cinquante livres de coton filé. Rouen, Viret, 1751. In-4 de (2)-6 pp.
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui condamne le nommé Richer, chez lequel il a été trouvé quantité de Marchandises de Mercerie & Clinquaillerie. Du 25 jour de Novembre 1752. Rouen, Viret, 1753. In-4 de 4 pp.
Sentence de la police du bailliage de Rouen, qui fait défenses au sieur Carry, de faire la profession de Mercier. Du 2 Décembre 1752. Rouen, Viret, 1752. In-4 de 8 pp.
Declaration du Roy, qui en interprétant l'article XII des statuts des Maîtresses jurées Bonnetiéres de la ville de Rouen, & l'Article XI des nouveaux Statuts des Marchands Merciers-Drapiers de ladite Ville ; régle ce qui doit être observé lors des visites, pour découvrir les fraudes. Du 23 Janvier 1753. Rouen, Besongne, 1753. In-4 de 6 pp.
228. SUZANNET (Louis-Constant-Alexandre, comte de). Souvenirs de voyages. Les Provinces du Caucase, l'Empire du Brésil, par M. le Cte de Suzannet. Paris, G.-A. Dentu, 1846. In-8 de (4)-IV-462 p., demi-veau vert, dos lisse orné de filet doré (reliure de l'époque) . 800 €
Edition originale. Mémoires très politiques de deux voyages du fils du célèbre chef vendéen ; sorte d'exil volontaire après la chute des Bourbons. Les Provinces du Caucase sous la domination Russe : Erzeroum, la traité du 15 juillet 1840 - Goumri-Tiflis - Le Dagestan - la mer Caspienne - Zakataly, Derbent, Kouba-Bakou... L'Empire du Brésil : Le gouvernement - Les Chambres - La socièté brésilienne. Administration- Industrie - Commerce. Minas-Géraës - Insurrection de 1842 - Ouropreto ... Bahia - Les Noirs au Brésil ... Maragan - Le Para - La Population Indienne. Rapport du Brésil avec l'Europe...
Trace de mouillure angulaire sur quelques feuillets. Ex-libris : Bibliothèque de Vaufreland. Sabin II, 93984.
229. SWINBURNE (Henry). Voyage de Henry Swinburne en Espagne, en 1775 et 1776, traduit de l'Anglois. A Paris, de l'Imprimerie de Didot l'ainé, 1787. In-8 de XIV-(2)-535 pp. 1 tableau replié, veau havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque). 800 €
Première édition française donnée par Laborde, de ce célèbre récit épistolaire d'un voyage circulaire de Perpignan à Bayonne.
L'auteur s'est étendu sur tout se qui concerne l'histoire et l'architecture des Mores parce qu'il avait cru que ces sujets n'étoient point usés . Outre d'abondants détails sur les principaux monuments et les villes d'Espagne, on trouve des descriptions particulières de certaines collections ou édifices, dont l'Escurial, une longue lettre sur les combats de taureaux, etc...
Une table chronologique énumère les rois d'Espagne depuis l'invasion des Carthaginois au troisième siècle avant Jésus-Christ jusqu'à Charles III ; un tableau replié donne la conversion des poids, mesures et monnaies et d'amusantes appréciations sur quelques deux cents auberges des localités traversées par l'auteur. Bel exemplaire sur papier fort.