1. Académie royale de chirurgie de Paris . Mémoires. A Paris, Chez P. AL. Le Prieur, 1761-1764. 5 vol. in-4 de XL-778-(2) pp. ; (4)-XCVIII-613 pp. ; (4)-680-(2) pp. ; (4)-699 (1) pp. ; (4)-XVI-928 pp., veau havane marbré, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque). 1.500 €
Nouvelle édition. Recueil composé d'un grand nombre de mémoires fondamentaux donnés par les maîtres en chirurgie : Quesnay, J. L.Petit, Du Fouart, De Garengeot, F. de la Peyronie, A. Levret, H.F. Le Dran, Belloq...
On trouve dans le tome III le Mémoire avec un précis de plusieurs observations sur la Cancer , de Le Dran.
Un frontispice allégorique gravé par Cochin, identique sur les quatre premiers volumes, vignettes et bandeaux par Humblot, quatre-vingt sept planches gravées, hors texte, certaines dépliantes.
Ex-libris : M. Richart, Maître en Chirurgie. A Noyon. Coiffes abimées. Brunet I, 26.
2. Affaire Calas . 1762-1767. Recueil de huit pièces reliées en 1 vol. in-8, demi-basane bleue, dos lisse orné (reliure du XIXe siècle) . Etiquette ancienne : « Ozel, 50 rue des Carmes, Rouen». 1.500 €
MERCIER (Louis-Sébastien). Calas sur l'échafaud, à ses juges. Sans lieu, 1765. 8 pp. Une des premières pièces de Mercier qu'il composa au cours d'un voyage à Toulouse et sur la place même où le supplice avait eu lieu. Coquerel, Jean Calas et sa famille , p.490, n°59 ; Béclard, p. 17. Edition originale.
[ VOLTAIRE ]. Histoire d'Elisabeth Canning, et de Jean Calas. S.l.n.d. (Paris, 1762). In-8 de 20 pp. Coquerel, n°25 ; Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N. , 3953 ; Bengesco 1678, 2. Edition originale.
[ VOLTAIRE ]. Lettre de M. de Vol. a M. d'Am. (Damilaville) Premier Mars 1765 au Château de Ferney. S.l.n.d. (1765). 16 pp. Coquerel, n°38 ; Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N. , I, 153, 6. Edition originale.
Memoire pour dame Anne-Rose Cabibel, Veuve Calas, et pour ses Enfans, sur le renvoi aux requêtes de l'Hôtel au Souverain, ordonné par arrêt du Conseil du 4 Juin 1764. A Paris, de l'Imprimerie de Louis Cellot, 1765. 94 pp. Signé Elie de Beaumont, Avocat. Le 4 Juin 1764, le Conseil privé du Roi prononce l'arrêt privé de cassation, renvoyant l'affaire devant le tribunal composé des maîtres des requêtes, appelés à trancher en dernière instance. La dernière page contient le rapport du médecin et des chirurgiens, qui examinèrent le corps de Marc-Antoine Calas, daté du 14 Novembre 1761. Coquerel, Jean Calas et sa famille , p.490, n°40. Edition originale.
Memoire du Sieur Fr. Alexand. Gualbert Lavaysse. A Paris, de l'Imprimerie de Louis Cellot, 1765. 32 pp. Coquerel, n°37. Edition originale.
Memoire à consulter et consultation pour les Enfans de Défunt Jean Calas, marchand à Toulouse. A Paris, chez Merlin, 1765. 28 pp. Coquerel, n°36. Edition originale.
Déclaration de Jeanne Viguiere, ancienne domestique des Sieur & Dame Calas, de Toulouse, touchant les bruits calomnieux qui se sont répandus sur son compte. Permis d'imprimer, ce 9 Avril 1767. De Sartine. 4 pp. On lit à la fin de cette pièce : « Cette calomnie avait été publiée dans tout le Languedoc, et elle était répandue dans Paris par le nommé Fréron, pour empêcher M. de Voltaire de poursuivre la justification de Sirven accusés du même crime que les Calas. Tous ceux qui auront lu cette feuille authentique sont priés de la conserver comme un monument de la rage absurde du fanatisme ». Coquerel, n°48. Edition originale.
Jugement souverain des requêtes ordinaires de l'Hôtel du Roi, qui décharge Anne-Rose Cabibel, veuve de Jean Calas, Marchand à Toulouse ; Jean-Pierre Calas, son fils ; Jeanne Viguiere, Fille de service chez ledit Calas ; Alexandre-François-Gualbert Lavaysse : et la mémoire dudit défunt Jean Calas, de l'accusation contre eux intentée. A Paris, de l'Imprimerie Royale, 1765. 39 pp. Coquerel, n°41. Edition originale.
3. Affaire Dreyfus . [ ARZAC (Jules d') ]. Le Calvaire d'un innocent. Dreyfus. Le déporté à l'île du Diable. Le martyre de sa malheureuse épouse. Librairie moderne, Imprimé en France, sans date [1930]. 648 livraisons reliées en 3 vol. in-8 de 5183 pp., cartonnage toilé de l'éditeur. 400 €
Roman populaire illustré qui parut en fascicule hebdomadaire. La publication prit fin en janvier 1933, après la mort de Mme Dreyfus et avant celle de son mari.
Lispschutz, 498.
4. [ ALEMBERT (J. Le Rond d') ]. Elémens de Musique théorique et pratique, suivant les Principes de M. Rameau. A Paris, chez David l'ainé, Le Breton, Durand, 1752. In-8 de XVI-171-(3) pp.
DIDEROT (Denis) . Mémoires sur différents sujets de Mathématiques. Par M. Diderot. A Paris, chez Durand, Pissot, 1748. In-8 de VI-(6)-243 pp.
Ensemble 1 vol. in-8, veau brun, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque) . 1.800 €
1. Edition originale. Dix planches repliées. L'un des ouvrages de musicologie les plus importants du XVIIIe siècle. Version compacte et simplifiée des théories de Rameau. d'Alembert s'est inspiré particulièrement du Mémoire présenté par Rameau en 1749 à l'Académie des sciences, et sa publication sous le titre de Démonstration du principe de l'harmonie en 1750. L'ouvrage comporte une introduction terminologique suivie de deux Livres, le premier « Qui contient la théorie de l'harmonie » et le second « Qui contient les principales règles de la composition ». Il se termine par une « Réponse à une lettre imprimée de M. Rameau », annexée au Code de Musique. C'est le Premier Livre qui traite le plus nettement de théorie de la tonalité. Le Deuxième Livre a un caractère récapitulatif.
2. Edition originale. Sept planches repliées et cinq vignettes gravées. La vignette de titre représente un génie ailé qui foule aux pieds masque et marotte. C'est là un symbole : Diderot abandonne les sujets futiles pour se consacrer aux sciences. Très doué pour les mathématiques que d'ailleurs il enseigna, Diderot, dans cet ouvrage, réfute une erreur de Newton, s'occupe d'orgue et d'acoustique, et traite de la développante du cercle de telle façon que le Journal des Savants (1749) en fit un vif éloge.
Deux ex-libris manuscrits : Le Blond, De Follemare .
Tchemerzine IV, 432 ; Adams, II, MB2. Dos et coins restaurés.
5. Amusemens philosophiques . A Copenhague, Chez les Freres C. & A. Philibert, 1761-1765. 25 livraisons en 1 vol. in-12 de (9)-415-(1) pp., veau havane, dos orné à nerfs (reliure de l'époque) .
1.500 €
Collection complète très rare de cette petite revue imprimée à Copenhague en 1761 (n° I-XVIII) puis 1765 (n°XIX-XXV), précédé d'une table des articles. La page de titre placée en tête des douze premiers numéros est répétée pour la deuxième partie.
L'auteur, apparemment unique, ne se nomme nulle part. En revanche, il se décrit dans sa première feuille : « Je ne suis d'aucune nation, ayant quitté depuis ma plus tendre enfance mon païs natal & parcouru presque toute l'Europe » ; son identité est restée également inconnue des bibliographes danois.
A l'instar du Spectateur de Marivaux auquel l'auteur se réfère, chaque feuille renferme un ou deux articles seulement, la publication de certains textes s'étendant d'ailleurs sur plusieurs numéros de suite. Les sujets traités sont tantôt d'imagination tantôt de réflexion : L'Amour Mentor, Conte ; Moazim, ou le Pere consolé, Conte Oriental ; Sur les Préjugés d'Etat ; Sur les sources de la différence des conditions entre les deux sexes ; Si les hommes d'aujourd'hui sont pires que ceux des siècles passés etc., ainsi qu'une utopie, Description d'un vaste pays .
Sgard I, 101. Ex-libris gratté « Des Prateaux ». Petit manque au dos.
6. Annales des Jardiniers Amateurs. Sans lieu [Paris], Imprimerie d'A. Pihan Delaforest, 1831. 12 livraisons reliées en 1 vol. in-8, demi-veau blond, dos lisse orné (reliure de l'époque) . 400 €
Tête de collection du numéro 1 au numéro 12 (Janvier - Décembre 1831), soit la première année complète de la revue publiée par la Société d'Agronomie pratique. « La Société d'Agronomie pratique, formée à Paris, en 1827, se compose d'amateurs et praticiens de la science agricole ; ils se sont réunis dans l'intention exclusive de recueillir et attirer dans un centre commun, pour partager entre eux et répandre avec le plus d'avantage et d'extension possibles, les lumières des principales branches de l'agronomie appliquée à la pratique dans l'explotation des terres en général, soit closes, comme jardins, vergers, etc., soit confiées à la foi publique ». Nombreuses notices rédigées par 22 collaborateurs dont Camuzet, Dalbret et Neuman « chefs de culture au Jardin des Plantes », Hardy « directeur des jardins du Luxembourg » ou Poiteau « botaniste du gouvernement et auteur de diférens ouvrages d'agronomie ». La revue s'arrêtera en décembre 1844, après 12 années de parution. Notes manuscrites modernes sur la garde. Pâles rousseurs mais très bon exemplaire. Hatin, 586.
7. ARETIN (Pietro Aretino, dit L'). La Prima (e seconda) parte de Ragionamenti di M. Pietro Aretino cognominato il flagello de prencipi, il veritiero, el divino/ Commento di ser Agresto da Ficaruolo, sopra la prima ficata del Padre Siceo. Con la Diceria de Nasi. Bengodi (Amsterdam), 1584 [1620]. In-12 (103 x 155 mm) de (10)-198 pp. ; (6)-339 pp., 118 pp., maroquin rouge, triple filet d'encadrement avec fers, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin citron, roulette sur les coupes, roulette intérieure, doublure et garde de papiers dorés décoré de motifs végétaux de couleurs différentes, tranches dorées sur marbrures (reliure du XVIIIe siècle) . 5.000 €
Une superbe édition d'importants textes érotiques italiens du XVIe siècle. Les Ragionamenti de l'Arétin inaugurent un scénario qui sera réemployé maintes fois dans la littérature érotique : l'éducation d'une novice par une femme expérimentée qui l'initie à la luxure. Le texte comprend six dialogues initiatiques, un par journée ; les six journées sont divisées en deux parties.
Les Ragionamenti sont suivis d'autres textes érotiques du XVIe siècle : le Zoppino, du même auteur, (plaisant dialogue dans lequel le Zoppino, devenu moine, et Ludovico, putassier, traitent de la vie et de la généalogie de toutes les courtisanes de Rome) et le Comento di Ser Agresto di Ficaruolo [cioè Annibal Caro] sopra la prima ficata del Padre Siceo. Il s'agit d'un commentaire de la Chanson de la Figue du Padre Siceo (pseudonyme de Francesco Maria Molza) par Agresto di Ficaruolo (pseudonyme d'Annibal Caro). Le commentaire est suivi de la Diceria de Nasi d'Annibal Caro. Chaque texte est précédé d'un avertissement de l'imprimeur sous le pseudonyme de Barbagrigia et d'une présentation des auteurs.
Cette édition, superbement imprimée en italique, est datée de 1584. Brunet recense quatre éditions sous cette date et identifie celle-ci comme la troisième. Charles Nodier en possédait un exemplaire. L'attribution et les dates ne semblent pas encore fixées. Les catalogues électroniques de la bibliothèque d'Oxford et de la bibliothèque du pays de Galles avancent que cette édition aurait été imprimée en Hollande vers 1620.
Très bel exemplaire en maroquin rouge du XVIIIe siècle.
Brunet I, p. 411 ; Pia, 226.
8. ARGENS (Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'). Lettres chinoises, ou Correspondance Philosophique, Historique & Critique, Entre un Chinois Voyageur à Paris & ses Correspondans à la Chine, en Moscovie, en Perse & au Japon. Par l'Auteur des Lettres Juives & Cabalistiques. Nouvelle édition, Aumentée de Nouvelles Lettres, de Quantitée de Remarques, &c. A La Haye, chez Pierre Gosse, 1751. 149 lettres de 8 pp. chacune, relié en 5 vol. in-12, veau havane marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque) . 800 €
Deuxième édition augmentée. Ecrit périodique par Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'Argens, qui vise à complèter le panorama des civilisations lancé par les Lettres juives ; il s'agit désormais de « comparer les moeurs des différentes nations de l'Europe avec celles des Chinois et des pays d'Asie ».
« Avec les Lettres chinoises, marquées de plus d'érudition, mais de moins de vivacité et de fantaisie que les Lettres juives, se clôt la série des lettres périodiques du marquis d'Argens (...) La collection périodique a l'intérêt de révéler un publiciste attaché aux principales revendications des Lumières « digne ennemi du fanatisme », « superstionis destructor », pour reprendre les termes de Voltaire ».
Le tome I s'ouvre sur deux lettres aux éditeurs du Journal Helvétique . Petites épidermures avec manque de cuir sur les tomes I, III et IV. Sgard, 799.
9. ASSARINO (Luca). L'Almerinde. A Paris, chez Augustin Courbé, 1646. In-12 de (18)-541-(3) pp., veau havane glacé, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin havane, tranches mouchetées (reliure de l'époque) . 600 €
Première édition française d' Armelinda de Luca Assarino (1607-1672) dans la traduction de Pierre d'Audiguier dit « Audiguier le jeune » et Claude de Malleville. Titre-frontispice gravé par Michel Van Lochem.
Lever, La Fiction narrative en prose au XVIIe siècle , p. 34.